Communiqué de presse
Aucune accusation déposée en rapport avec le décès d’un homme survenu après qu’il a traversé en voiture plusieurs arrière-cours à Toronto
Numéro du dossier: 15-TCD-133
Les autres communiqués de presse concernant le cas 15-TCD-133
- Vers 1 h 45 du matin, le 1er juillet 2015, le Service de police de Toronto a reçu un certain nombre d’appels au sujet d’une perturbation importante dans le secteur de Earnscliffe Road et de l’avenue Oakwood. Des résidents ont signalé qu’un véhicule automobile avait traversé les arrière-cours de plusieurs propriétés adjacentes et causé des dommages matériels importants.
- Plusieurs policiers, dont les quatre policiers impliqués, se sont rendus sur les lieux.
- Vers 2 h 15, dans la cour d’une maison voisine, derrière le garage, les agents impliqués nos 1, 2 et 3, accompagnés d’un chien de police, ont repéré un homme qu’ils croyaient, pour de bonnes raisons, être le conducteur fautif. Il saignait abondamment d’une blessure à la tête, était agité, transpirait, grognait, avait une respiration bruyante et semblait désorienté.
- Les agents lui ont donné un certain nombre d’instructions verbales, dont celles de s’arrêter et de se mettre à terre. L’homme refusait d’obéir aux ordres et avait un comportement agressif, faisant de grands gestes en direction des agents. Lorsque l’homme s’est abaissé pour saisir quelque chose sur le sol, les agents impliqués no 2 et no 3 ont dégainé leurs armes à feu. Réalisant que l’objet que l’homme avait été ramassé semblait être une pierre, l’agent impliqué no 2 a rangé son arme à feu et sorti sa matraque télescopique. L’homme a jeté l’objet en direction des policiers, avant de sauter par-dessus la clôture dans l’arrière-cour adjacente. Les agents impliqués no 2 et no 3 ont sauté à leur tour par-dessus la clôture pour suivre l’homme et ont été rejoints par l’agent impliqué no 4. Une fois dans la cour adjacente, l’homme a saisi un grand piquet en bois et l’a jeté en direction des agents. Il a alors perdu l’équilibre et est tombé dans le jardin. Il a continué à s’opposer avec force aux agents qui tentaient de l’appréhender, et une lutte a suivi. Un autre agent est arrivé sur les lieux et s’est joint à l’altercation. Les policiers sont finalement parvenus à menotter l’homme et l’ont fait rouler sur le dos.
- Comme l’homme avait une blessure à la tête, les policiers ont appelé les services médicaux d’urgence. À l’arrivée des ambulanciers, l’homme ne montrait aucun signe vital. Peu après, il a été déterminé que l’homme avait souffert d’un arrêt cardiaque. Les ambulanciers ont alors tenté de le ranimer et l’ont transporté au Centre Sunnybrook des sciences de la santé.
- Le décès de l’homme a été prononcé vers 3 h 05.
Si vous ou quelqu’un de votre entourage avez été touchés par un incident faisant l’objet d’une enquête de l’UES et que vous souhaitez obtenir de l’aide, le Programme de services aux personnes concernées peut vous aider. Vous pouvez communiquer avec nous au 1 877 641-1897. Les services sont gratuits, confidentiels et offerts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, toute l’année.
L’UES est un organisme gouvernemental indépendant qui enquête sur la conduite d’agents (agents de police municipaux, régionaux et provinciaux, agents du Service de police Nishnawbe-Aski, agents spéciaux de la Commission des parcs du Niagara et agents de la paix du Service de protection de l’Assemblée législative) qui pourrait avoir entraîné un décès, une blessure grave, la perpétration de violences sexuelles ou la décharge d’une arme à feu sur une personne. Toutes les enquêtes sont menées par des enquêteurs de l'UES qui sont des civils. En vertu de la Loi sur l'Unité des enquêtes spéciales, le directeur de l'UES doit :
- considérer si un agent a commis une infraction criminelle en lien avec l'incident faisant l'objet de l'enquête;
- selon le dossier de preuve, faire porter une accusation criminelle contre l'agent, s'il existe des motifs de le faire, ou clôre le dossier sans faire porter d'accusations;
- rendre compte publiquement des résultats de ses enquêtes.