Communiqué de presse
Aucune accusation justifiée dans une affaire où un homme est mort après avoir été touché par plusieurs coups de feu
Numéro du dossier: 16-TFD-064
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- Le 4 mars 2016, le SPO enquêtait sur un homme qui avait volé un véhicule et avait commis un vol à main armée dans une banque. Les agents savaient aussi que quelques heures auparavant, l’homme avait volé un pistolet à plombs qui ressemblait beaucoup à une véritable arme à feu.
- Compte tenu des éléments découverts dans le cadre de leur enquête, les agents du SPO étaient convaincus que l’homme était en route pour Toronto dans le but d’y rencontrer une amie. En plus de tenter de prendre contact avec l’amie en question, un détective du SPO a communiqué au SPT les renseignements que le SPO possédait au sujet du vol à main armée. Ces renseignements comprenaient une description de l’homme et le fait qu’il était armé d’une arme de poing. L’information concernant l’arme de poing était liée au fait que la famille de l’homme avait signalé qu’un pistolet à plombs avait disparu de la maison, mais il n’était pas clair s’il s’agissait ou non de l’arme utilisée lors du vol.
- Vers 21 h 30, un sergent du SPT est parvenu à contacter l’amie, qui lui a dit qu’elle devait rencontrer l’homme dans un centre commercial. Des agents se sont rendus au centre commercial dans le but de repérer l’homme et le véhicule volé. Vers 22 heures, l’amie a informé la police qu’elle était dans un taxi, en route vers une adresse sur l’avenue Bayview.
- Avant l’arrivée du taxi, plusieurs agents en uniforme se sont eux-mêmes rendus sur l’avenue Bayview, dans trois véhicules de police. Même s’il faisait nuit, le secteur était bien éclairé par des lampadaires.
- Le taxi s’est engagé dans l’allée à 22 h 08. L’amie est sortie du taxi et s’est dirigée vers la porte de la résidence. Au même moment, un des agents a placé son véhicule de police derrière le taxi, tout en maintenant une distance d’environ 4,5 mètres. Un autre agent a immobilisé son propre véhicule derrière le premier véhicule de police. Le troisième véhicule de police a continué vers le sud, le long de l’avenue Bayview, et l’agent a activé les feux d’urgence sur le toit du véhicule ainsi que son système de caméra interne.
- L’homme est sorti du taxi et se tenait juste devant la portière, face aux véhicules de police. Deux des agents sont sortis du véhicule de police stationné le plus près du taxi et se sont placés derrière les portières. L’homme a commencé à crier aux policiers « what are you going to do? » [qu’est-ce que vous comptez faire?]. L’homme semblait tenir une arme de poing de couleur noire dans la main droite. L’agent impliqué no 1 a dégainé son arme à feu, et a crié « gun » [arme à feu] pour alerter ses collègues. Ce même agent impliqué a commencé à crier à plusieurs reprises « police, don’t move—drop the gun! » [Police - ne bougez pas - lâchez votre arme]. De la même façon, l’agent impliqué no 2 a dégainé sa propre arme à feu et a commencé à crier des ordres standard de la police. Alors que les deux agents impliqués criaient leurs ordres à l’homme, deux autres agents – l’agent impliqué no 3 et un agent témoin – sont sortis de leur véhicule de police et se sont mis à couvert derrière les portières. Après avoir entendu l’échange verbal, ils ont dégainé leurs armes et ont couru le long de l’allée vers le véhicule de l’agent impliqué n° 1. Comme l’homme était éclairé par les phares d’un des véhicules de police, l’agent impliqué no 3 a pu constater que l’homme tenait effectivement ce qui semblait être une arme de poing de couleur noire. En réponse aux ordres répétés de la police, l’homme ne cessait de dire « what are you going to do? » (qu’allez-vous faire). Il tenait toujours son arme sur le côté.
- Pendant la confrontation entre l’homme et les quatre policiers, l’amie a couru jusqu’à l’homme et a tenté de lui arracher son arme. Il n’a pas lâché prise et a repoussé son amie. Les agents ont crié à la femme de s’éloigner de lui, tout en continuant à ordonner à celui-ci de laisser tomber son arme. L’homme a alors tendu le bras droit directement, en pointant son pistolet en direction de l’agent impliqué no 1. Les trois agents impliqués ont réagi en faisant feu.
- L’homme a été touché par huit tirs au total, qui lui ont coûté la vie. Son décès a été prononcé le 5 mars 2016.
Si vous ou quelqu’un de votre entourage avez été touchés par un incident faisant l’objet d’une enquête de l’UES et que vous souhaitez obtenir de l’aide, le Programme de services aux personnes concernées peut vous aider. Vous pouvez communiquer avec nous au 1 877 641-1897. Les services sont gratuits, confidentiels et offerts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, toute l’année.
L’UES est un organisme gouvernemental indépendant qui enquête sur la conduite d’agents (agents de police municipaux, régionaux et provinciaux, agents du Service de police Nishnawbe-Aski, agents spéciaux de la Commission des parcs du Niagara et agents de la paix du Service de protection de l’Assemblée législative) qui pourrait avoir entraîné un décès, une blessure grave, la perpétration de violences sexuelles ou la décharge d’une arme à feu sur une personne. Toutes les enquêtes sont menées par des enquêteurs de l'UES qui sont des civils. En vertu de la Loi sur l'Unité des enquêtes spéciales, le directeur de l'UES doit :
- considérer si un agent a commis une infraction criminelle en lien avec l'incident faisant l'objet de l'enquête;
- selon le dossier de preuve, faire porter une accusation criminelle contre l'agent, s'il existe des motifs de le faire, ou clôre le dossier sans faire porter d'accusations;
- rendre compte publiquement des résultats de ses enquêtes.