Communiqué de presse
Aucun motif raisonnable de déposer des accusations à l’encontre d’agents de police de Toronto qui ont tiré plusieurs coups de feu sur une femme
Numéro du dossier: 15-TFI-275
Les autres communiqués de presse concernant le cas 15-TFI-275
- Le 16 novembre 2015, plusieurs personnes ont appelé le 9-1-1 pour demander de l’aide pour une femme de 45 ans dont la santé mentale semblait se détériorer. La femme elle-même a appelé le 9-1-1 pour demander de l’aide et une ambulance.
- Vers 22 h 15, deux ambulanciers ont été les premiers à arriver au domicile de la femme, sur Edmonton Drive. Ils ont stationné leur ambulance et se sont approchés de la porte au rez-de-chaussée qui donne dans une cuisine. Lorsqu’ils sont entrés, ils ont vu la femme ainsi que son fils qui pleurait et était bouleversé. La femme tenait un couteau dans la main droite – un couperet à viande avec une lame d’environ 17 centimètres de long et sept centimètres de large. Sans avertissement ni provocation, elle s’est tournée vers les ambulanciers et s’est mise à courir dans leur direction, en criant et en brandissant le couteau au-dessus sa tête. Les ambulanciers ont battu en retraite dans l’allée et ont été en mesure de s’éloigner. La femme est retournée chez elle.
- Les deux agents impliqués sont arrivés dans le secteur. Ils savaient que la femme était mentalement instable et avait été signalée comme étant déprimée et suicidaire, et ils étaient au courant de sa menace de tuer son fils ainsi que de l’attaque au couteau contre les ambulanciers. Les agents ont immobilisé leur véhicule à une certaine distance au sud de l’immeuble et ont continué à pied, leurs armes à feu dégainées. Ils sont entrés prudemment dans l’appartement du rez-de-chaussée par la porte avant. Prenant position côte à côte et épaule contre épaule, les deux agents ont avancé de quelques dans la cuisine en pointant leurs armes à feu en direction de la femme. Elle tenait un couteau dans la main droite et ne semblait pas avoir remarqué leur présence. Le fils de la femme était aussi dans la cuisine, en pleurs et visiblement bouleversé. La femme a continué à vaquer à ses occupations, se dirigeant vers l’évier de la cuisine où elle s’est versé un verre d’eau, tout en ignorant les ordres répétés des policiers de laisser tomber le couteau à terre. La confrontation a continué pendant environ une minute. Soudainement, la femme a levé le couteau, s’est tournée vers les agents et s’est précipitée vers eux. Les agents impliqués ignoraient alors qu’un autre policier, en possession d’une arme à impulsions, s’était mis en position derrière eux. Il a déployé son arme à impulsions au même moment où les agents ont tiré. Les deux agents ont chacun tiré trois coups de feu en direction de la femme, la blessant à l’abdomen, au bassin et au bras droit.
- La femme a été rapidement menottée et les ambulanciers ont commencé à lui administrer les premiers soins.
- Le jeune garçon n’a pas été témoin de la fusillade. Il s’était enfui par une autre sortie au cours de la confrontation et était dehors lorsque les coups de feu ont été tirés.
Si vous ou quelqu’un de votre entourage avez été touchés par un incident faisant l’objet d’une enquête de l’UES et que vous souhaitez obtenir de l’aide, le Programme de services aux personnes concernées peut vous aider. Vous pouvez communiquer avec nous au 1 877 641-1897. Les services sont gratuits, confidentiels et offerts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, toute l’année.
L’UES est un organisme gouvernemental indépendant qui enquête sur la conduite d’agents (agents de police municipaux, régionaux et provinciaux, agents du Service de police Nishnawbe-Aski, agents spéciaux de la Commission des parcs du Niagara et agents de la paix du Service de protection de l’Assemblée législative) qui pourrait avoir entraîné un décès, une blessure grave, la perpétration de violences sexuelles ou la décharge d’une arme à feu sur une personne. Toutes les enquêtes sont menées par des enquêteurs de l'UES qui sont des civils. En vertu de la Loi sur l'Unité des enquêtes spéciales, le directeur de l'UES doit :
- considérer si un agent a commis une infraction criminelle en lien avec l'incident faisant l'objet de l'enquête;
- selon le dossier de preuve, faire porter une accusation criminelle contre l'agent, s'il existe des motifs de le faire, ou clôre le dossier sans faire porter d'accusations;
- rendre compte publiquement des résultats de ses enquêtes.