Communiqué de presse
Aucun motif de déposer une accusation en rapport avec un incident où un homme s’est poignardé à l’intérieur d’un magasin Chapters à Ottawa
Numéro du dossier: 16-OCI-010
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L’UES enquête sur un incident à Ottawa où un homme a été grièvement blessé dans une librairie
- Tôt dans la matinée du 12 janvier 2016, un jeune homme de 18 ans a téléchargé une vidéo sur Facebook. Dans cette vidéo, l’homme déclarait qu’il avait volé une camionnette, qu’il avait envie de se suicider et de tuer quelqu’un, qu’il était armé de couteaux et qu’il causerait intentionnellement une collision mortelle de véhicules si la police tentait de l’arrêter.
- La Police d’Ottawa a été informée de cette vidéo et l’homme a été repéré dans le magasin Chapters au 2735, rue Iris.
- Vers 12 h 30, le premier agent témoin est entré dans le magasin et a confronté l’homme.
- L’agent témoin a essayé de parler avec l’homme, mais celui-ci a sorti un couteau et s’est dirigé en courant vers le couloir où se trouvaient les toilettes.
- L’agent témoin s’est approché des toilettes et était à environ 15 pieds quand il a vu l’homme sur le seuil de la salle de toilettes, agitant devant lui un couteau ayant une lame de trois à quatre pouces. L’agent témoin a dégainé son arme à feu et l’a pointée en direction de l’homme, en lui ordonnant de laisser tomber le couteau. L’homme a refusé.
- L’agent témoin a alors entamé une conversation avec l’homme et continuait à lui parler lorsque des agents de l’équipe tactique sont arrivés et que l’homme criait en direction des policiers et s’est enfermé dans la salle de toilettes.
- L’homme est brièvement sorti des toilettes et a vu les agents de l’équipe tactique – dont l’agent impliqué – qui tenaient leurs armes à feu et leurs armes à impulsions. L’homme a crié aux policiers et leur a dit qu’il allait se poignarder. Il est retourné à l’intérieur de la salle de toilettes.
- Les agents ont alors décidé qu’ils devaient entrer dans la salle de toilettes pour sécuriser l’homme et ils ont demandé par radio du matériel non létal, dont un bouclier antiémeute et un pistolet à balles en caoutchouc.
- Quelques instants plus tard, l’homme est sorti de la salle de bain et a immédiatement laissé tomber son couteau.
- L’agent impliqué a ordonné à l’homme de se mettre à terre et de s’approcher des agents en rampant. Il est alors devenu évident que l’homme saignait sous sa chemise.
- Les agents ont immobilisé l’homme et constaté qu’il avait de nombreuses taillades à la poitrine et à l’abdomen. Les agents lui ont administré les premiers soins d’urgence en attendant que les ambulanciers arrivent et transportent l’homme à l’hôpital. L’homme a subi une intervention chirurgicale et a depuis récupéré.
Si vous ou quelqu’un de votre entourage avez été touchés par un incident faisant l’objet d’une enquête de l’UES et que vous souhaitez obtenir de l’aide, le Programme de services aux personnes concernées peut vous aider. Vous pouvez communiquer avec nous au 1 877 641-1897. Les services sont gratuits, confidentiels et offerts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, toute l’année.
L’UES est un organisme gouvernemental indépendant qui enquête sur la conduite d’agents (agents de police municipaux, régionaux et provinciaux, agents du Service de police Nishnawbe-Aski, agents spéciaux de la Commission des parcs du Niagara et agents de la paix du Service de protection de l’Assemblée législative) qui pourrait avoir entraîné un décès, une blessure grave, la perpétration de violences sexuelles ou la décharge d’une arme à feu sur une personne. Toutes les enquêtes sont menées par des enquêteurs de l'UES qui sont des civils. En vertu de la Loi sur l'Unité des enquêtes spéciales, le directeur de l'UES doit :
- considérer si un agent a commis une infraction criminelle en lien avec l'incident faisant l'objet de l'enquête;
- selon le dossier de preuve, faire porter une accusation criminelle contre l'agent, s'il existe des motifs de le faire, ou clôre le dossier sans faire porter d'accusations;
- rendre compte publiquement des résultats de ses enquêtes.