Communiqué de presse
Aucune accusation justifiée en rapport à une fusillade dans un appartement de Pelham
Numéro du dossier: 15-OFI-236
Les autres communiqués de presse concernant le cas 15-OFI-236
- des entrevues avec 18 témoins civils;
- des entrevues avec 13 agents témoins (dont deux agents qui ont été témoin de toute la scène et de la fusillade) et une revue de leurs notes de service;
- une revue des notes de service de trois autres agents témoins;
- un examen de la scène du crime;
- des enregistrements sonores des communications de la police;
- des relevés de téléphone cellulaire;
- une analyse judiciaire des armes à feu, des douilles et des éclats de balle;
- des preuves d’ordre médical.
- Le 10 octobre 2015, le Service de police régional de Niagara a reçu des informations au sujet d’un homme de 28 ans qui était déprimé, suicidaire et en possession de plusieurs armes à feu et possiblement de matériel servant à la fabrication de bombes.
- Juste avant 20 h, plusieurs agents – y compris les deux agents impliqués – se sont rendus à l’immeuble à logements où l’homme vivait.
- Les agents ont procédé à l’évacuation des appartements situés au troisième étage, où résidait l’homme, puis ont pris position aux deux extrémités du couloir de l’appartement de l’homme, où ils attendaient l’arrivée d’une unité tactique.
- Quelques instants plus tard, l’homme est sorti dans le couloir.
- L’homme a rapidement regagné son appartement et fermé la porte. Dans le bref instant pendant lequel la porte était ouverte, les agents ont repéré plusieurs armes d’épaule.
- L’agent témoin no 1 a parlé à l’homme qui se trouvait alors de l’autre côté de la porte. Après plusieurs minutes de conversation, l’agent a remis son arme dans son étui et a levé les mains devant le judas de la porte pour rassurer l’homme et indiquer qu’il ne lui voulait aucun mal, après quoi l’homme a accepté de sortir de son appartement.
- Lorsque l’homme est sorti de l’appartement quelques minutes plus tard, il avait les mains en l’air et semblait vouloir se rendre calmement.
- Toutefois, après avoir fait quelques pas dans la direction des agents témoins no 1 et no 2, l’homme a sorti une arme de la ceinture de son pantalon et s’est mis à tirer en direction des agents.
- L’agent témoin no 1 a été atteint et est tombé sur le sol.
- L’agent témoin no 2 a tenté de tirer sur l’homme, mais son arme s’est enrayée avant même d’avoir tiré une seule balle.
- Les deux agents impliqués qui se trouvaient au bout du couloir ont ouvert le feu sur l’homme de 28 ans qui a été atteint et neutralisé.
- Au total, 17 balles ont été tirées : trois par l’agent impliqué no 1; quatre par l’agent impliqué no 2; une par l’agent témoin no 1; et neuf par l’homme de 28 ans.
- L’homme et l’agent témoin no 1 ont été emmenés à l’hôpital, les deux ayant subi de graves blessures pouvant entraîner la mort. Les deux ont survécu.
Si vous ou quelqu’un de votre entourage avez été touchés par un incident faisant l’objet d’une enquête de l’UES et que vous souhaitez obtenir de l’aide, le Programme de services aux personnes concernées peut vous aider. Vous pouvez communiquer avec nous au 1 877 641-1897. Les services sont gratuits, confidentiels et offerts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, toute l’année.
L’UES est un organisme gouvernemental indépendant qui enquête sur la conduite d’agents (agents de police municipaux, régionaux et provinciaux, agents du Service de police Nishnawbe-Aski, agents spéciaux de la Commission des parcs du Niagara et agents de la paix du Service de protection de l’Assemblée législative) qui pourrait avoir entraîné un décès, une blessure grave, la perpétration de violences sexuelles ou la décharge d’une arme à feu sur une personne. Toutes les enquêtes sont menées par des enquêteurs de l'UES qui sont des civils. En vertu de la Loi sur l'Unité des enquêtes spéciales, le directeur de l'UES doit :
- considérer si un agent a commis une infraction criminelle en lien avec l'incident faisant l'objet de l'enquête;
- selon le dossier de preuve, faire porter une accusation criminelle contre l'agent, s'il existe des motifs de le faire, ou clôre le dossier sans faire porter d'accusations;
- rendre compte publiquement des résultats de ses enquêtes.