Communiqué de presse
L’UES conclut son enquête sur des blessures par balle à Toronto
Numéro du dossier: 13-TFI-307
- Le plaignant a pris le métro à la station Finch en possession d’un pistolet à plomb noir. Il était déprimé et espérait utiliser ce pistolet à plomb pour provoquer une confrontation avec la police qui entraînerait sa mort.
- La rame de métro dans laquelle se trouvait le plaignant roulait vers le sud et s’est arrêtée à la station de métro Queen vers 19 h 48. Le plaignant était assis dans le dernier wagon, à l’extrémité nord du quai.
- Tenant le pistolet à plomb dans la main droite, le plaignant s’est levé et a ordonné à tout le monde de sortir du wagon. Pris de panique, les voyageurs ont commencé à sortir du wagon et de la station de métro.
- Quelques minutes plus tard, les deux premiers agents impliqués sont arrivés sur les lieux. Ils ont vu le plaignant qui était debout dans l’embrasure de la porte du dernier wagon de la rame de métro. Ces deux agents ont été rapidement rejoints par d’autres agents plus au sud le long de la rame métro, près des portes ouvertes de celle-ci.
- L’un des agents impliqués a exhorté à plusieurs reprises le plaignant de lâcher son arme et de mettre ses mains en l’air.
- Au lieu d’obéir à ces ordres, le plaignant a brandi l’arme qu’il tenait dans la main droite et tout en la pointant vers le sud, en direction des agents, il a commencé à marcher dans la même direction à l’intérieur de la rame de métro. Des coups de feu ont immédiatement été tirés par la police. Plusieurs agents ont indiqué qu’ils étaient convaincus que le plaignant tirait sur eux.
- Le plaignant a réussi à sortir du métro, a fait demi-tour et a commencé à marcher sur le quai vers l’un des agents impliqués, l’arme pointée dans sa direction. Plusieurs autres coups de feu ont été tirés en direction du plaignant jusqu’à ce que celui-ci finisse par s’écrouler sur le quai.
- Au total, un agent impliqué a tiré quatorze balles, le deuxième, six balles, le troisième, six balles et le quatrième, deux balles.
- Le plaignant a subi quatre blessures par balle : deux à la main gauche et deux au torse antérieur.
- Les armes de poing et les chargeurs des agents impliqués ont été remis au Centre des sciences judiciaires ainsi que les douilles, les balles et les fragments de balle, aux fins d’analyse; cependant, il n’a pas pu être établi avec certitude quelle balle tirée avec quelle arme a causé quelle blessure.
- Aucun des coups de feu tirés ce jour-là ne provenait de l’arme du plaignant – un pistolet à plomb Crossman noir qui ressemblait beaucoup à un pistolet semi-automatique.
Si vous ou quelqu’un de votre entourage avez été touchés par un incident faisant l’objet d’une enquête de l’UES et que vous souhaitez obtenir de l’aide, le Programme de services aux personnes concernées peut vous aider. Vous pouvez communiquer avec nous au 1 877 641-1897. Les services sont gratuits, confidentiels et offerts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, toute l’année.
L’UES est un organisme gouvernemental indépendant qui enquête sur la conduite d’agents (agents de police municipaux, régionaux et provinciaux, agents du Service de police Nishnawbe-Aski, agents spéciaux de la Commission des parcs du Niagara et agents de la paix du Service de protection de l’Assemblée législative) qui pourrait avoir entraîné un décès, une blessure grave, la perpétration de violences sexuelles ou la décharge d’une arme à feu sur une personne. Toutes les enquêtes sont menées par des enquêteurs de l'UES qui sont des civils. En vertu de la Loi sur l'Unité des enquêtes spéciales, le directeur de l'UES doit :
- considérer si un agent a commis une infraction criminelle en lien avec l'incident faisant l'objet de l'enquête;
- selon le dossier de preuve, faire porter une accusation criminelle contre l'agent, s'il existe des motifs de le faire, ou clôre le dossier sans faire porter d'accusations;
- rendre compte publiquement des résultats de ses enquêtes.