Communiqué de presse
L’UES conclut l’enquête sur un décès sous garde à Georgian Bay
Numéro du dossier: 14-PCD-039
- Le 14 février 2014, l’agent impliqué et deux agents témoins se sont rendus au domicile de l’homme en réponse à un appel au sujet d’une affaire familiale.
- L’agent impliqué est entré dans la maison et s’est dirigé vers la chambre à coucher, au deuxième étage, pour évaluer l’état de l’homme. L’un des agents témoins est d’abord allé dans la cuisine pour discuter de ce qui s’était passé avec l’épouse de l’homme. L’agent témoin a alors appris que l’homme était ivre et avait fait une chute dans l’escalier.
- L’agent impliqué a posé à l’homme une série de questions sur son état de santé et sur son niveau de conscience.
- Les ambulanciers, qui attendaient à proximité, sont rapidement arrivés dans la chambre et ont pris le relais pour évaluer l’état de l’homme.
- La décision a été prise d’arrêter l’homme et de l’amener en garde à vue au poste de police. Une chaise pour escalier qui se trouvait dans l’ambulance a été utilisée pour faire descendre l’homme et le transporter jusqu’à la voiture de police de l’agent impliqué.
- Lorsque l’agent impliqué est arrivé avec l’homme au poste de police, l’homme était endormi. Il a été conduit dans une cellule. Il était environ 20 h 45. Sachant que l’homme souffrait d’apnée du sommeil, les policiers l’ont placé dans une position latérale de sécurité, et un employé civil du service de police a été chargé de le surveiller.
- L’employé s’est lui-même placé à un endroit d’où il pouvait constamment observer l’homme et entendre le son de sa respiration. Il a commencé à s’inquiéter quand la respiration de l’homme est devenue plus sporadique et il a demandé l’aide des policiers puis d’un autre agent de témoin.
- L’employé civil et l’agent témoin sont entrés dans la cellule de l’homme vers 22 h 40 et n’ont pas réussi à le réveiller. Au moyen d’une couverture, ils ont essayé de le placer un peu plus sur le côté.
- À ce moment-la, la respiration de l’homme est devenue de plus en plus difficile et la décision a été prise d’appeler une ambulance. L’homme a cessé complètement de respirer avant l’arrivée de l’ambulance et les policiers ont commencé à lui administrer la RCR.
- Les ambulanciers sont arrivés au poste de police vers 22 h 50 et ont pris le relais des policiers pour tenter de réanimer l’homme. L’homme a été transporté en ambulance à l’Hôpital général de la baie Georgienne.
- Le 17 février 2014, son décès a été prononcé à l’hôpital.
Si vous ou quelqu’un de votre entourage avez été touchés par un incident faisant l’objet d’une enquête de l’UES et que vous souhaitez obtenir de l’aide, le Programme de services aux personnes concernées peut vous aider. Vous pouvez communiquer avec nous au 1 877 641-1897. Les services sont gratuits, confidentiels et offerts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, toute l’année.
L’UES est un organisme gouvernemental indépendant qui enquête sur la conduite d’agents (agents de police municipaux, régionaux et provinciaux, agents du Service de police Nishnawbe-Aski, agents spéciaux de la Commission des parcs du Niagara et agents de la paix du Service de protection de l’Assemblée législative) qui pourrait avoir entraîné un décès, une blessure grave, la perpétration de violences sexuelles ou la décharge d’une arme à feu sur une personne. Toutes les enquêtes sont menées par des enquêteurs de l'UES qui sont des civils. En vertu de la Loi sur l'Unité des enquêtes spéciales, le directeur de l'UES doit :
- considérer si un agent a commis une infraction criminelle en lien avec l'incident faisant l'objet de l'enquête;
- selon le dossier de preuve, faire porter une accusation criminelle contre l'agent, s'il existe des motifs de le faire, ou clôre le dossier sans faire porter d'accusations;
- rendre compte publiquement des résultats de ses enquêtes.