Communiqué de presse
L’UES conclut son enquête sur une blessure d’une personne sous garde à Hamilton
Numéro du dossier: 14-OCI-062
- Peu avant 22 h, il a été signalé que l’homme avait blessé plusieurs personnes avec un couteau dans divers appartements d’un immeuble de l’avenue Melvin, à Hamilton.
- Le SPH a été alerté et des agents se sont rendus sur les lieux.
- Entre temps, l’homme était sorti de l’immeuble et courait le long de la clôture qui sépare le 221 avenue Melvin du 215 avenue Melvin. Il a escaladé la clôture et poursuivi son chemin sur le terrain arrière du 215 avenue Melvin, où se trouve un restaurant pizzeria.
- Les agents ont encerclé l’homme et lui ont ordonné de laisser tomber le couteau, mais au lieu d’obéir à cet ordre, il a confronté l’un des agents impliqués, le couteau toujours à la main.
- L’agent impliqué a déchargé son arme à impulsions (AI) en direction de l’homme. La décharge a semblé avoir peu d’effet, voire aucun. L’homme a retiré les sondes de l’AI de son corps et a battu retraite jusqu’à l’arrière du restaurant et de sandwich, où il est monté dans un escalier menant à une terrasse, au deuxième étage de l’immeuble. Il a continué à ignorer tous les ordres de laisser tomber le couteau et depuis la terrasse, a commencé à jeter des objets en direction des agents qui se trouvaient au sol.
- Pendant ce temps, d’autres agents sont arrivés à la rescousse, dont le deuxième agent impliqué qui était l’officier de rang supérieur sur les lieux.
- Le premier agent impliqué a informé le deuxième agent impliqué de la situation et lui a passé le commandement des opérations.
- Entre-temps, l’homme était passé du balcon à une corniche inclinée de faible épaisseur, le long du mur côté ouest du restaurant pizzeria. Il est tombé de la corniche sur l’allée d’asphalte et a subi des fractures de la colonne vertébrale et de la cheville.
- L’homme, tenant encore le couteau, était entouré des agents qui se tenaient toujours à distance. Il a marché en boîtant sur une certaine distance vers l’avenue Melvin, mais a perdu l’équilibre et est tombé vers l’avant. Au moment où il se relevait, le deuxième agent impliqué a déchargé son arme à impulsions. La décharge a frappé l’homme qui est tombé à la renverse; il est néanmoins parvenu à retirer les sondes de son corps.
- L’homme a brandi son couteau, qu’il tenait toujours dans la main droite, en direction des policiers, incitant le deuxième agent impliqué à décharger son AI une deuxième fois. Les sondes ont raté leur cible.
- À peu près au même moment, un autre agent a tenté de neutraliser l’homme avec un pulvérisateur à poivre, mais cela aussi s’est avéré inefficace.
- Des agents de l’unité d’intervention d’urgence (UIU) sont arrivés sur les lieux vers 22 h 10 et ont pris le commandement des opérations. À ce moment-là, l’homme s’était rendu jusqu’à l’avant du commerce situé au 211 avenue Melvin, juste à côté et à l’ouest du restaurant pizzeria.
- Les agents de l’UIU ont ordonné à plusieurs reprises à l’homme de laisser tomber son couteau. Ils ont alors décidé d’utiliser une arme antiémeute ARWEN (Anti-Riot Weapon Enfield) pour essayer de le désarmer. Quatre balles en caoutchouc tirées à partir de l’ARWEN depuis une distance relativement faible se sont avérées inefficaces pour désarmer l’homme, qui était encore sur le terrain, le couteau à la main. Un autre agent de l’UIU a déployé son AI deux fois sur l’homme. Les sondes ont atteint leur cible et l’agent a déclenché la charge électrique, mais, encore une fois, l’homme n’a pas été affecté par les deux décharges.
- Une cinquième balle tirée avec l’ARWEN sur l’homme a fait tomber son couteau. Les agents de l’UIU ont commencé à s’approcher de l’homme, mais celui-ci est parvenu à récupérer le couteau. Cette fois, les policiers l’ont maîtrisé, lui enlevant le couteau de force.
Si vous ou quelqu’un de votre entourage avez été touchés par un incident faisant l’objet d’une enquête de l’UES et que vous souhaitez obtenir de l’aide, le Programme de services aux personnes concernées peut vous aider. Vous pouvez communiquer avec nous au 1 877 641-1897. Les services sont gratuits, confidentiels et offerts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, toute l’année.
L’UES est un organisme gouvernemental indépendant qui enquête sur la conduite d’agents (agents de police municipaux, régionaux et provinciaux, agents du Service de police Nishnawbe-Aski, agents spéciaux de la Commission des parcs du Niagara et agents de la paix du Service de protection de l’Assemblée législative) qui pourrait avoir entraîné un décès, une blessure grave, la perpétration de violences sexuelles ou la décharge d’une arme à feu sur une personne. Toutes les enquêtes sont menées par des enquêteurs de l'UES qui sont des civils. En vertu de la Loi sur l'Unité des enquêtes spéciales, le directeur de l'UES doit :
- considérer si un agent a commis une infraction criminelle en lien avec l'incident faisant l'objet de l'enquête;
- selon le dossier de preuve, faire porter une accusation criminelle contre l'agent, s'il existe des motifs de le faire, ou clôre le dossier sans faire porter d'accusations;
- rendre compte publiquement des résultats de ses enquêtes.